Etoile

Carbon Time

star star star star star
help_outline

Les 'points Team' sont attribués selon l'adéquation de la solution avec le type d'innovations recherchées par Team for the Planet. Ils correspondent à l'analyse de plusieurs facteurs :

  • le potentiel d'impact : note moyenne d'impact > 4 => 0,5 point / si > 4,15 => 1 point.
  • la cohérence globale: toutes les notes moyennes des 6 critères de sélection > 2,5 => 1 point.
  • le coup de coeur: % d'évaluations qui juge l'innovation top pour agir à grande échelle contre les GES > 20% => 1 point
  • le ciblage: validation du périmètre d'intervention de Team supérieur à 90% => 0,5 point + niveau de maturité de l'inno suffisant => 0,5 point
  • l'acceptation sociale: score d'analyse sémantique des commentaires > 0 => 0,5 point/ si > 3500 => 1 point
150 évaluations

Proposition de valeur

Augmenter la capacité de séquestration du CO₂ par l’océan

Solution

Amélioration de l'alcalinisation des océans grâce à la dissolution de roches ajoutées par l’homme dans les fonds marins

open_in_new Accéder au site
mail Contact
Stade d’avancement lors de l’investissement

Laboratoire.

Le levier d’action utilisé
Captation
Le secteur d’activité
Autre
Découvrir notre champ d’action arrow_forward

En bref

S’il est vital de réduire drastiquement nos émissions mondiales de gaz à effet de serre (plus de 50 Gigatonnes en 2020), il est également indispensable de capter directement le carbone de l’atmosphère pour limiter le réchauffement climatique.

Carbon Impact propose une solution de captage et stockage du carbone à la fois efficace, naturelle et permanente.

Ne nécessitant ni entretien ni utilisation d’énergie une fois l’olivine déposée, l’analyse du cycle de vie démontre un facteur de 10 à 20 entre les quantités de CO₂ captées et celles émises. En d’autres termes, pour 50 kg de CO₂ émis (minage et transport) c’est 1 tonne de captée et stockée.

Le potentiel de captation grâce à l'olivine apparaît colossal et se compte à moyen terme en Gigatonnes de CO₂ réduites !

🌿
Entreprise fondée en Août 2021
Fondateurs Ivan Communod
Effectif -
🫶
Date d'entrée de TFTP 24 août 2021
Investissement de TFTP 1 500 000 €
Détention de TFTP 82,35%

Le projet en détail

Le GIEC est très clair sur le sujet depuis très longtemps : au rythme d’augmentation actuel des émissions de CO₂, il sera de toute façon indispensable de déployer des stratégies massives de captation des gaz à effet de serre.

Il existe 3 façons de capter le CO₂ atmosphérique : 
  • biologique (ex : les arbres). Avec comme limites le temps de séquestration assez court, et l’incertitude (la forêt peut brûler) ;
  • mécanique : par exemple, la capture du CO₂ dans l’air (direct air capture). Avec comme grosse limite le fait qu’il faut déployer de grandes quantités d’énergie pour faire fonctionner les capteurs au jour le jour, alors que le monde a besoin de consommer moins d’énergie ;
  • géologique/minérale : c’est la captation par les roches, la minéralisation ou l’altération /dissolution de celles-ci pour l’amélioration de l’alcalinisation des océans, comme avec les silicates dont l’olivine fait partie, solution intéressante par la longue permanence (milliers d’années ou quelques dizaines d’années pour les arbres). Avec comme limite que ces techniques sont encore mal connues. 

La mission de Carbon Time est d'accélérer la science pour développer des solutions de séquestration carbone pour aider l’océan à capter plus de carbone par l’addition de solutions alcalines obtenues par la dissolution de roches telle l’olivine. 
En pratique, il s’agit de répandre des roches alcalines (telles que l’olivine) en petits grains, au fond de l'océan, afin d’augmenter l’alcalinisation de l’eau. Cette augmentation de l'alcalinité entraîne une augmentation de la captation du CO₂ par l’océan avec un stockage pérenne (des milliers d’années) par opposition à un arbre qui ne dure que quelques années. 

Avant notre investissement, on ne savait pas précisément quelle quantité de CO₂ pouvait être captée par ce procédé, ni son impact sur la biodiversité. 

De plus, la réglementation actuelle (convention de Londres, ratifiée par une partie des acteurs mondiaux) interdit le fait de répandre quoi que ce soit dans les océans.

Autant dire que le défi est très élevé et les risques importants. Mais cela fait partie de la mission de TFTP de tenter le coup.
Retrouvez toutes les informations essentielles pour sur cette innovation.

Événements importants

Défricher la partie scientifique pour établir l’intérêt ou non de la solution et les conditions de son déploiement.

Cela comprend :

  • Une expérimentation dans un environnement proche du réel, pour confirmer ou infirmer les rendements de ce type de technologie.
  • Une « MRV » (Measure, Reporting and Vérification), qui est un protocole scientifique permettant de calculer avec précision et rigueur la quantité de CO₂ pouvant être captée par l'addition de matériaux alcalins. Cette MRV doit permettre d’une part d’ouvrir les portes d’un permis dans l’environnement réel, délivré par les politiques d’un pays signataire de la convention de Londres. D’autre part à des investisseurs de garantir les quantités de CO₂ séquestrées dans l'océan, via l’achat de crédits carbone certifiés et crédibles. Les crédits carbone sont des tonnes de CO₂ captées certifiées et sont le modèle économique possible pour les projets de séquestration permettant de préfinancer certains projets. On appelle ce type de crédits carbone les CDR (Carbon Dioxide Removal).
  • Une LCA (Life Cycle Analysis, Analyse du Cycle de Vie en français) précise pour confirmer le CO₂ émis pour mettre en œuvre le procédé et ainsi pouvoir le comparer avec le CO₂ séquestré.

Établir un modèle économique pour rendre la solution viable économiquement.

Cela implique de :

  • créer un produit attractif pour les acteurs du marché carbone. Ce produit consiste à financer de futurs crédits carbone, obtenus une fois que la technologie aura été démontrée et mise en œuvre en milieu réel ;
  • démarcher ces acteurs pour leur proposer d’acheter ce produit.



Le moment débat : Les crédits carbone, on en pense quoi chez TFTP ?

Parler des crédits carbone avec des gens intéressés par l'environnement, c’est comme lancer le débat sur le végétarisme autour de la dinde de Noël ou sur la pertinence des vaccins et de l'homéopathie pendant l’apéro.

Notre position sur le sujet est simple : oui, les crédits carbone sont utilisés par beaucoup d’entreprises pour faire du greenwashing ; mais oui, ils sont actuellement, dans le monde réel (et pas celui qu’on aimerait), la seule façon de financer la plupart des projets de captation de CO.

or, le GIEC est très clair sur le fait que les scénarios privilégiés actuellement incluent tous une part significative de captation du CO.

TFTP est rigoureusement ancrée dans le monde réel; Nous sommes donc favorables à l’utilisation des crédits carbone lorsque ceci sont le seul modèle économique viable pour une entreprise cherchant à capter ou réduire du CO.


Obtenir des autorisations politiques pour expérimenter dans le monde réel malgré les blocages juridiques existants.

Cela implique le fait de rencontrer des hauts fonctionnaires, ministres et scientifiques pour parvenir à obtenir des dérogations pour expérimenter en mer le projet. Cette étape ne peut pas se faire sans que la 1 et la 2 soient menés en parallèle ou préalablement, car faire bouger des politiques et des administrations nécessite de montrer qu’on a les moyens d’obtenir des résultats.

Chronologie

Documents

Publications

Publication

L'élimination active du dioxyde de carbone atmosphérique (CDR) est nécessaire à l'échelle du gigatonne dans les prochaines décennies pour maintenir le réchauffement de la planète en dessous de 1,5 °C. L'altération des silicates sur les côtes (CESW) vise à accroître la séquestration naturelle du carbone océanique par l'altération chimique de roches riches en olivine (MgxFe(1-x)SiO4) finement broyées et dispersées dans des environnements côtiers dynamiques. Cependant, la sécurité environnementale de cette technique reste remise en question en raison de la forte teneur en Ni et Cr de l'olivine. Nous avons donc étudié la bioaccumulation à court terme et la toxicité chronique de l'olivine chez l'amphipode marin Gammarus locusta. L'exposition aiguë à l'olivine pendant 24 heures a entraîné l'ingestion d'olivine en fonction de la taille des grains et l'accumulation subséquente de Ni et de Cr dans les tissus. Des milliers de petits grains d'olivine (principalement ≤ 10 µm) ont été ingérés par G. locusta, mais leur importance pour la bioaccumulation des métaux traces nécessite des recherches supplémentaires. La plupart des grains d'olivine ont été ingérés dans les 24 heures. L'exposition chronique à l'olivine (3-99 µm) pendant 35 jours a réduit la survie, la croissance et la reproduction des amphipodes, probablement en raison du stress oxydatif induit par les métaux et de la perturbation de l'homéostasie des principaux cations. La reproduction des amphipodes a été significativement réduite à des concentrations d'olivine de 10 % p/p et plus. Dans le contexte de l'évaluation du risque écologique, l'application d'un facteur d'évaluation arbitraire de 100 à la plus forte concentration sans effet observé de 1 % p/p d'olivine donne une concentration prédite sans effet (PNEC) très faible de 0,01 % p/p d'olivine. Cette faible valeur de la PNEC souligne le besoin urgent de données supplémentaires sur la toxicité de l'olivine marine afin d'évaluer avec précision l'échelle de sécurité environnementale de l'altération climatique côtière pour l'atténuation du changement climatique.

Consulter arrow_forward

Des technologies d'élimination du dioxyde de carbone (CDR) à l'échelle du gigatonne doivent être développées et mises en œuvre au cours des prochaines décennies pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 ◦C. L'altération côtière améliorée des silicates est l'une des techniques CDR proposées qui vise à accélérer le processus naturel de séquestration du CO₂ lors de l'altération chimique marine des minéraux silicatés. À cette fin, des roches finement broyées contenant de l'olivine (MgxFe2- xSiO4) pourraient être dispersées dans des environnements côtiers dynamiques, où les facteurs biotiques et abiotiques locaux pourraient potentiellement renforcer le processus d'altération. Cependant, des prévisions précises du taux de dissolution de l'olivine et de la séquestration du CO₂ associée dans des conditions in situ font actuellement défaut et les impacts sur l'écosystème restent à évaluer. Précédemment, l'hypothèse a été émise que les collisions de grains in situ, induites par le transport de la charge de fond dû aux courants et aux vagues, pourraient accélérer l'altération chimique in situ des particules d'olivine. Pour examiner cette hypothèse, nous avons étudié les effets du culbutage continu des grains sur la dissolution de l'olivine dans l'eau de mer naturelle. Une expérience de 70 jours a été menée au cours de laquelle du sable d'olivine de forstérite a été continuellement brassé dans de l'eau de mer filtrée à différentes vitesses de rotation, et les taux de dissolution ont été mesurés sur une base hebdomadaire. Les résultats ont montré que l'olivine continuellement brassée se dissolvait de 8 à 19 fois plus vite que dans des conditions stagnantes (sans rotation). La dissolution de l'olivine était complète et stœchiométrique (à l'exception de la libération de Ni), l'échange de CO₂ entre l'air et l'eau n'était pas significativement limitant, et une fragmentation minimale des particules et une formation minérale secondaire ont été observées. Nous en déduisons donc que l'altération de l'olivine a été principalement favorisée par le rinçage advectif de l'eau interstitielle, ce qui limite les effets de saturation à l'échelle du grain. Dans l'ensemble, cette étude prouve que les contraintes physiques ambiantes dans les environnements côtiers peuvent renforcer l'altération des silicates marins, ce qui a des implications à la fois pour le cycle naturel du silicium et pour l'utilisation de l'altération côtière renforcée des silicates en tant que technique CDR.

Consulter arrow_forward

La sécurité environnementale est une condition préalable essentielle à la mise en œuvre des applications d'amélioration de l'alcalinité des océans (OAE). Ce n'est que si l'on peut s'assurer que la santé des écosystèmes et les services écosystémiques ne sont pas menacés que la mise en œuvre de l'OAE pourra aller de l'avant. L'opinion publique sur les stratégies OAE dépendra avant tout de preuves fiables qu'aucun dommage ne sera causé aux écosystèmes marins, et les autorités chargées de délivrer les autorisations exigeront des critères mesurables permettant de déterminer la durabilité environnementale. Dans ce contexte, les expériences en mésocosme représentent un outil extrêmement précieux pour déterminer l'espace de fonctionnement sûr des applications OAE. En associant la complexité biologique à la contrôlabilité et à la réplication, ils constituent un banc d'essai idéal pour les OAE et un tremplin essentiel vers les applications sur le terrain. Les approches en mésocosme peuvent également être utiles pour tester l'efficacité, l'efficience et la permanence des applications OAE. Ce chapitre présente les forces et les faiblesses des approches en mésocosme, illustre les installations en mésocosme et les plans expérimentaux appropriés actuellement utilisés dans la recherche sur les OAE, décrit les étapes critiques de l'exploitation des mésocosmes et discute des approches possibles pour la manipulation et la surveillance de l'alcalinité. S'appuyant sur un traité général sur chacun de ces aspects, le chapitre décrit les approches des mésocosmes pélagiques et benthiques séparément, compte tenu de leurs différences inhérentes. Le chapitre se termine par des recommandations sur les meilleures pratiques en matière de recherche sur les mésocosmes liés à l'OAE.

Consulter arrow_forward

Foire aux questions