Infrastructure autonome de dépollution urbaine avec valorisation énergétique du monoxyde de carbone

Ricevuto : Sono tutte innovazioni proposte a Team for the Planet attraverso il modulo di presentazione delle innovazioni

La pollution de l'air est responsable d'environ 7 millions de décès prématurés chaque année, et 99 % de la population mondiale respire un air dont la qualité dépasse les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Dans le même temps, les villes restent fortement dépendantes des énergies fossiles, responsables d'une part importante des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Aujourd'hui, les infrastructures urbaines sont principalement conçues pour mesurer la pollution, mais très peu sont capables d'agir directement sur celle-ci. AERORA est une infrastructure autonome de dépollution urbaine dont l'objectif est d'intervenir directement dans les zones les plus exposées à la pollution. Notre approche repose sur une flotte coordonnée de drones autonomes connectés à des stations au sol intelligentes. Les drones sont conçus pour capturer le monoxyde de carbone présent dans l'air urbain, filtrer les particules fines, puis transférer le monoxyde de carbone collecté vers des stations où il peut être valorisé afin de produire de l'électricité. Au-delà de l'amélioration de la qualité de l'air, cette approche vise à transformer un polluant en ressource énergétique, contribuant ainsi à réduire progressivement la dépendance des villes aux énergies fossiles et à participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Notre ambition est de créer une nouvelle infrastructure urbaine, déployable à grande échelle, capable de rendre les villes plus respirables tout en accompagnant leur transition énergétique. À terme, AERORA a vocation à être intégrée aux infrastructures urbaines partout où la pollution de l'air représente un enjeu majeur pour la santé publique et le climat. Aujourd'hui, le projet est au stade TRL 4. Les principes scientifiques, l'architecture du système, les simulations, la stratégie industrielle, la feuille de route de développement, ainsi que la stratégie de propriété intellectuelle ont été élaborés. La prochaine étape consiste à construire et valider le premier prototype afin de démontrer la faisabilité de la technologie en conditions réelles.

Data di presentazione 04 luglio 2026 Luogo di sviluppo Bangkok, Thailandia

Il progetto in dettaglio

NB: questo modulo deve essere compilato completamente dalle persone che propongono l'innovazione.

Qual è il problema risolto?

Dans les villes, la pollution de l’air est encore trop souvent traitée comme un problème à observer, à cartographier ou à compenser, plutôt qu’un problème sur lequel il faut agir directement. Les capteurs mesurent la pollution. Les tableaux de bord la visualisent. Certaines initiatives améliorent l’image environnementale des villes, mais n’ont qu’un impact limité sur l’air réellement respiré par les habitants. Pendant ce temps, les concentrations de polluants restent fortes autour des axes routiers, tunnels, carrefours, zones industrielles, parkings, ports, gares et quartiers densément exposés. Le problème n’est donc pas seulement le manque de données. Les villes disposent déjà de plus en plus d’informations environnementales. Le vrai manque est une infrastructure capable d’intervenir physiquement, localement et de manière scalable pour traiter l’air dans les zones où la pollution est la plus concentrée. AERORA répond à ce vide : créer une infrastructure active de dépollution urbaine, pensée non pas pour montrer que la ville agit, mais pour agir réellement sur l’air que les populations respirent.aller vers les points chauds de pollution, d’agir localement et de s’adapter en temps réel aux besoins de la ville.

Come si risolve?

AERORA propose une infrastructure autonome de dépollution urbaine capable d’agir en temps réel sur les zones les plus exposées à la pollution. Le système repose sur une flotte de drones autonomes connectés à des stations au sol intelligentes. Les drones sont conçus pour se déplacer vers les points chauds de pollution, aspirer l’air localement, filtrer les particules fines et isoler le monoxyde de carbone. Le CO capturé est ensuite transféré vers les stations, où il peut être stocké puis valorisé afin de produire de l’électricité. L’objectif n’est pas de créer un dispositif isolé, mais une infrastructure scalable : chaque drone, chaque station et chaque donnée collectée participent à un système coordonné, capable d’adapter ses missions en fonction de la pollution réelle, des besoins de la ville, de l’autonomie énergétique et des zones prioritaires. AERORA fonctionne donc comme une couche active au-dessus de la ville : elle observe, décide, intervient, collecte, filtre, valorise et mesure son impact en continu. Cette initiative est née d’un constat citoyen simple : nous disposons de plus en plus de capteurs, de rapports et de discours sur la pollution, mais trop peu de solutions concrètes capables d’agir directement sur l’air que les habitants respirent. AERORA veut changer cette logique en passant d’une approche passive, mesurer, afficher, compenser, à une approche active : intervenir en temps réel, rendre l’air plus sain et transformer une partie de la pollution urbaine en ressource énergétique. À terme, l’ambition est de déployer cette infrastructure à grande échelle, en commençant par l’Asie, dans les villes les plus exposées à la pollution de l’air et à la dépendance énergétique fossile.

In che modo questa soluzione è diversa?

AERORA se distingue par une approche radicalement différente des solutions existantes : au lieu d’installer une infrastructure fixe ou de simplement mesurer la pollution, le système vise à créer une infrastructure mobile, autonome et pilotée en temps réel, capable d’aller directement vers les points chauds de pollution urbaine. Les tours de purification, comme celles expérimentées en Chine, peuvent traiter de grands volumes d’air, mais elles restent fixes, lourdes et dépendantes de leur zone d’implantation. Les arbres, murs végétaux et solutions naturelles sont essentiels, mais ils nécessitent de l’espace, du temps, de l’entretien et ne peuvent pas répondre rapidement aux pics de pollution localisés. Les capteurs, eux, mesurent le problème sans le traiter. AERORA combine plusieurs briques dans un même système : drones autonomes, stations au sol, filtration des particules fines, captage du monoxyde de carbone, stockage, valorisation énergétique et pilotage logiciel. À l’échelle cible, un drone est conçu pour traiter environ 6 400 à 6 900 m³ d’air par mission, avec 5 à 7 missions par jour, soit environ 32 000 à 48 000 m³ d’air traité par drone et par jour. Chaque mission vise environ 40 g de CO capturé, soit environ 54 à 76 kg de CO par an par drone. Une flotte de 100 drones pourrait donc traiter environ 3,2 à 4,8 millions de m³ d’air par jour et capturer environ 5,4 à 7,6 tonnes de CO par an, selon les conditions d’exploitation. Le différenciateur principal n’est pas seulement le drone, mais l’architecture complète : une infrastructure urbaine active, modulaire et scalable, capable d’intervenir en temps réel, de traiter l’air localement et de transformer un polluant urbain en ressource énergétique.