Kelveen - volet bioclimatique

Ricevuto : Sono tutte innovazioni proposte a Team for the Planet attraverso il modulo di presentazione delle innovazioni

Kelveen est un volet qui travaille avec le soleil au lieu de simplement s'en protéger. Nos façades reçoivent chaque jour une énergie solaire énorme, et on la gaspille deux fois. L'hiver, le soleil glisse sur les fenêtres et repart, pendant que le chauffage tourne. L'été, il s'engouffre et transforme les logements en fournaises, pendant que la clim tourne. Dans les deux cas, on paie de l'énergie pour compenser un rayonnement mal géré. Kelveen remplace le volet classique par un panneau de lames réfléchissantes orientables, piloté par la position du soleil. L'hiver, les lames captent le rayonnement et le redirigent vers l'intérieur : la fenêtre devient une surface de chauffage gratuite. L'été, les mêmes lames s'inversent et renvoient le soleil vers l'extérieur avant qu'il ne franchisse la vitre : le logement reste vivable sans climatisation. La nuit, le panneau se plaque contre la baie et isole, ou s'entrouvre pour rafraîchir le logement à l'air frais. Ce qu'un volet fermé interdit et qu'une fenêtre ouverte ne permet pas en sécurité. Quatre fonctions, un seul équipement : capter, protéger, isoler, ventiler. Posé en rénovation, sans toucher au gros œuvre Est-ce que ça marche ? C'est précisément la question que le projet traite avec rigueur. Un simulateur thermique développé sur un an a testé 108 configurations : 6 climats européens, 6 types de bâtiments, 5 années météo réelles. Toujours en comparant toujours Kelveen à un volet roulant existant, pas à une fenêtre nue. Résultats : des économies portées d'abord par le chauffage, là où se trouve le carbone, et une surchauffe estivale réduite d'environ 60 % dans les immeubles anciens, sans clim. À l'échelle du seul parc collectif européen d'avant 1990, le potentiel dépasse 5 millions de tonnes de CO₂ par an. Un potentiel théorique, que nous avons chiffré avec des hypothèses volontairement défavorables, et qui exclut la production photovoltaïque que le panneau peut porter en plus. Un banc de mesure instrumenté est en construction pour confronter ces prédictions à la réalité, selon un protocole figé à l'avance. Un tel gisement ne se décarbone pas avec une seule entreprise : il exige que la technologie soit diffusée aux acteurs existants de la façade et de la menuiserie, en France comme ailleurs. C'est le modèle que porte ce projet. Une collaboration de recherche appliquée, en cours de structuration avec un laboratoire et un centre technique du bâtiment, consolide ce socle scientifique sans coût pour l'entreprise, pendant que le développement avance vers un démonstrateur pleine échelle et des sites pilotes. La science dérisque la performance, le capital dérisque l'industrialisation.

Il settore commerciale
Costruzione
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Data di presentazione 21 luglio 2026 Luogo di sviluppo Bordeaux, Francia

Il progetto in dettaglio

NB: questo modulo deve essere compilato completamente dalle persone che propongono l'innovazione.

Qual è il problema risolto?

Le bâtiment pèse environ un quart des émissions françaises, et le parc collectif d’avant 1990 en est le cœur : mal isolé, chauffé au gaz ou au fioul, de plus en plus invivable lors des canicules. La rénovation lourde est lente et chère. La climatisation se généralise et aggrave le problème qu’elle prétend résoudre : elle consomme, rejette sa chaleur dans la rue et surchauffe la ville. Pendant ce temps, des millions de mètres carrés de fenêtres reçoivent chaque jour une énergie solaire qui n’est ni valorisée l’hiver, ni bloquée efficacement l’été. Les solutions existantes traitent chacune une moitié du problème : l’isolation limite les pertes sans valoriser le rayonnement ; les protections solaires bloquent le soleil d’été, mais aussi celui d’hiver dont on aurait besoin. La gestion saisonnière du flux solaire au niveau de la fenêtre reste un angle mort de la rénovation.

Come si risolve?

Un volet motorisé à lames réfléchissantes orientables, monté en façade comme un équipement de protection solaire extérieur. Un calculateur embarqué connaît la position du soleil à chaque instant et adapte l’orientation des lames selon la saison, l’exposition et l’état thermique du bâtiment. 4 fonctions, un seul objet. Capter : en hiver, les lames redirigent le rayonnement vers l’intérieur à travers le vitrage - gain solaire passif direct. Protéger : en été, elles le réfléchissent vers l’extérieur avant le vitrage, sans plonger la pièce dans le noir - la lumière diffuse est conservée. Isoler : la nuit, le panneau plaqué ajoute une résistance thermique à l’ouverture, au-delà d’un volet roulant. Ventiler : sa position nocturne autorise un rafraîchissement contrôlé à l’air extérieur, là où un volet fermé l’interdit et où une fenêtre ouverte n’est acceptable ni pour la sécurité, ni par temps de pluie. Les surfaces du panneau peuvent en outre porter des cellules photovoltaïques, faisant du volet un élément producteur. Le principe physique est simple : de la réflexion pilotée. Le verrou est ailleurs. Savoir où, quand et dans quelles conditions cette réflexion produit un gain net. C’est l’objet du simulateur, cœur du projet : prédire les gains avant la pose, bâtiment par bâtiment, puis les vérifier par la mesure.

In che modo questa soluzione è diversa?

Kelveen est, à notre connaissance, le seul équipement de façade qui inverse sa fonction avec les saisons. La nouveauté n’est pas la motorisation d’un volet, ni chacune des briques prises séparément : c’est leur réunion dans un objet unique au rôle énergétique réversible. Un même panneau ne peut capter, protéger, isoler, ventiler et produire que si sa géométrie et son pilotage sont conçus pour l’ensemble. Kelveen valorise le rayonnement d’hiver au lieu de seulement bloquer celui d’été : c’est là que se trouve le carbone, le chauffage émettant bien plus que la climatisation en Europe. Il se pose en rénovation, sur les coulisses d’un volet existant, sans gros œuvre, là où se trouve le parc. Kelveen est conçu pour être réplicable mondialement : partout où un parc bâti reçoit du soleil et cumule chauffage l’hiver et surchauffe l’été, la logique est la même. Capter quand le soleil est une ressource, le rejeter quand il devient une contrainte. Seuls le dimensionnement et les partenaires industriels s’adaptent aux climats. L’impact grandit même hors de France : chaque kWh de chauffage évité dans un pays au mix électrique carboné pèse plus lourd en CO₂. Enfin, chaque installation est dimensionnée par simulation. Kelveen n’a pas vocation à être posé partout, mais là où le modèle démontre un gain réel - bonne orientation, bon climat, bon vitrage, bonne inertie. Prédire les gains avant la pose, puis les vérifier par la mesure : c’est le cœur du projet, et son futur outil de prescription.