Trains de VI(ES) Pyrénées Orientales

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Trains de VI(ES) – Pyrénées-Orientales propose de transformer la manière d’habiter les territoires en réinventant l’usage du réseau ferroviaire existant. Le projet part d’un constat simple : dans les Pyrénées-Orientales, les lignes ferroviaires existantes (littoral, vallée, montagne) constituent une infrastructure sous-utilisée pour les mobilités du quotidien, alors qu’elles traversent des territoires vivants et fortement dépendants de la voiture. L’objectif est de faire évoluer le train d’un simple outil de transport vers une infrastructure de vie territoriale, en connectant les gares aux usages locaux : déplacements du quotidien (école, travail, marchés, loisirs), mobilités douces depuis les gares (vélo, marche, solutions légères intermédiaires), accès aux services et aux territoires sans voiture, valorisation des ressources locales (culture, patrimoine, tourisme lent). Le projet s’appuie sur l’existant : il ne crée pas une nouvelle infrastructure, mais propose une recomposition des usages du rail pour augmenter son attractivité et son taux d’usage, avec un objectif direct de réduction des émissions de CO₂ par substitution à la voiture individuelle. Quatre axes territoriaux structurent cette approche, en lien avec les lignes ferroviaires du département, afin de tester différents usages adaptés aux réalités locales. Trains de VI(ES) explore également l’évolution des usages du train à horizon 2050, avec des équipements modulables et des solutions de mobilité hybrides connectées aux territoires. Au-delà du transport, le projet vise à faire du rail un outil de transition écologique, sociale et territoriale, reproductible sur d’autres réseaux régionaux en France et en Europe.

Submission date July 02, 2026 Development location Saint- Estève, France

Detailed project

NB: this form is filled entirely by the ones submitting the innovation.

What is the issue addressed?

La forte dépendance à la voiture individuelle dans les territoires périurbains et ruraux entraîne des émissions élevées de CO₂ et des pollutions locales, tandis que les réseaux ferroviaires existants restent sous-exploités comme alternative crédible pour les mobilités du quotidien et touristiques.

How is the problem solved?

Trains de VI(ES) répond à ce problème en reconfigurant l’usage du réseau ferroviaire existant afin d’en faire une infrastructure de mobilité du quotidien. Le principe consiste à renforcer l’attractivité et l’accessibilité des lignes ferroviaires locales en les connectant aux usages réels des territoires (travail, école, services, loisirs) via des solutions de mobilité complémentaires depuis les gares (mobilités douces, vélos, solutions légères intermédiaires). Cette approche vise à augmenter le taux d’usage du train en dehors des seuls trajets longue distance ou touristiques, afin de substituer une partie des déplacements réalisés aujourd’hui en voiture individuelle. En facilitant cette transition, le projet permet une réduction directe des émissions de CO₂ liées aux mobilités quotidiennes et saisonnières, sans création de nouvelle infrastructure lourde.

How is this solution different?

Les principales solutions existantes reposent aujourd’hui sur l’usage de la voiture individuelle (thermique ou électrique), du covoiturage, et dans une moindre mesure des transports collectifs routiers (bus régionaux, navettes touristiques) ainsi que du réseau ferroviaire régional opéré par les autorités publiques (notamment les services TER). Ces solutions sont portées par des acteurs publics (régions, opérateurs ferroviaires et de transport), des plateformes de mobilité (covoiturage, VTC) et des initiatives locales de transport partagé. Toutefois, ces alternatives restent souvent segmentées et insuffisamment intégrées aux usages du quotidien dans les territoires ruraux et touristiques. Le train est majoritairement utilisé pour des déplacements pendulaires ou interurbains, tandis que la voiture demeure dominante pour les trajets de proximité, ce qui limite fortement le potentiel de réduction des émissions de CO₂. Le principal angle mort des solutions actuelles réside donc dans le manque d’intégration entre le réseau ferroviaire existant et les mobilités locales du dernier kilomètre, ainsi que dans l’absence de modèle structurant permettant de transformer le train en infrastructure de vie quotidienne.