SOBRI'O

Received : Here are all the innovations Team for the Planet has received through its innovations submission form

Chaque jour, des milliers de litres d'eau potable partent à l'égout sans avoir servi. C'est l'eau froide qui stagne dans les canalisations et qu'on laisse couler en attendant que l'eau chaude arrive. Entre 5 et 15 litres à chaque puisage, plusieurs fois par jour, dans chaque logement, chaque hôtel, chaque salon de coiffure. En France, cela représente des millions de de m³ d'eau perdue par an — de l'eau captée, traitée, pressurisée, transportée, pour rien. Notre innovation, Sobri'O, est un kit compact, intelligent qui supprime cette perte. Installé au point de puisage, il détecte automatiquement l'eau non encore chaude et la redirige vers le circuit d'eau froide au lieu de l'envoyer à l'égout, ou même dévoyer cette eau pour d'autres besoins. L'utilisateur ne change rien à ses habitudes : il ouvre son robinet, l'eau froide n'est plus gaspillée, l'eau chaude arrive comme avant. Aucun geste, aucune contrainte, aucun renoncement au confort. Le kit est associé à Sobri'OT, une supervision connectée qui mesure en temps réel les volumes récupérés, l'énergie évitée et détecte les fuites. Elle transforme une économie invisible en donnée mesurable — condition indispensable pour convaincre un gestionnaire de bâtiment, déclencher une subvention ou piloter un parc de plusieurs centaines d'installations. Pourquoi le climat ? Parce que l'eau chaude sanitaire, c'est de l'énergie. Chauffer un mètre cube d'eau de 15 à 55 °C consomme environ 46 kWh utiles. À cela s'ajoute l'énergie du cycle de l'eau lui-même — captage, potabilisation, pompage, assainissement — de l'ordre de 1 kWh par m³. Chaque litre d'eau tiède qui part à l'égout emporte donc de l'énergie déjà dépensée. Un seul kit évite entre 0,2 et 0,5 tonne de CO₂e par an selon l'usage et le vecteur énergétique (électricité, gaz, réseau de chaleur). Déployé à l'échelle de quelques millions de points d'eau, l'effet devient massif — et il s'ajoute à la réduction directe de la pression sur la ressource en eau, enjeu d'adaptation devenu critique en France comme ailleurs. Ce qui rend l'innovation pertinente maintenant : elle ne demande ni changement de comportement, ni gros travaux, ni renouvellement d'équipement. Elle se pose sur l'existant dans un parc de bâtiments déjà construits — c'est-à-dire là où se joue l'essentiel de la décarbonation du bâtiment d'ici 2050. Elle est brevetée depuis septembre 2025, avec rapport de recherche favorable, et industrialisable en série sans technologie critique ni matériau rare.

Submission date July 24, 2026 Development location VANNES, France

Detailed project

NB: this form is filled entirely by the ones submitting the innovation.

What is the issue addressed?

Ouvrir un robinet d'eau chaude implique de laisser couler 2 à 15 litres d'eau potable froide avant que l'eau chaude n'arrive. Cette eau n'a servi à rien : captée, traitée, pressurisée, transportée, puis renvoyée à l'égout pour y être traitée à nouveau. Répétée plusieurs fois par jour sur des dizaines de millions de points de puisage, la perte se compte en centaines de millions de m³ par an en France. Le problème est double. Sur l'eau : la ressource se raréfie, les arrêtés de restriction sont devenus structurels et le Plan Eau national vise -10 % de prélèvements d'ici 2030 — or ce gaspillage-là ne correspond à aucun usage, il n'y a rien à arbitrer. Sur l'énergie : l'eau chaude sanitaire pèse 10 à 15 % de la consommation d'un logement, davantage en hôtellerie ou en équipement sportif, et le cycle de l'eau lui-même coûte environ 1 kWh/m³. Chaque litre perdu emporte de l'énergie déjà dépensée. Si ce problème persiste, c'est qu'il est invisible et fragmenté. Invisible : aucun compteur ne distingue l'eau utilisée de l'eau perdue avant usage. Fragmenté : il ne se joue pas dans quelques grandes installations mais dans des dizaines de millions de points d'eau dispersés dans un parc déjà construit. C'est un gaspillage sans bénéficiaire, que personne ne mesure et que personne n'a intérêt à traiter — donc un gisement d'économies sans contrepartie ni renoncement.

How is the problem solved?

Sobri'O est un kit installé sur l'arrivée d'eau chaude, en amont du point de puisage. Son principe est simple : au lieu de laisser partir à l'égout l'eau froide qui précède l'eau chaude, il la renvoie là où elle a encore de la valeur. Le fonctionnement en trois temps : 1. Déclenchement. L'utilisateur actionne un interrupteur — un seul geste, avant d'ouvrir le robinet. Le kit s'active. 2. Détection et redirection. Une sonde de température intégrée mesure en continu l'eau qui circule. Tant qu'elle est froide, une vanne motorisée la dérive : soit vers le circuit d'eau froide existant — sans percement ni reprise de réseau, en utilisant les canalisations déjà en place — soit vers un réservoir tampon pour des usages annexes (chasse d'eau, arrosage, nettoyage). Dès que la sonde détecte la montée en température, la vanne bascule et l'eau chaude arrive au robinet normalement. 3. Mesure et remontée. Le kit est hybride sur batterie ou secteur, et communique en 4G vers la supervision Sobri'OT. Il transmet les volumes récupérés, l'énergie évitée et les anomalies de consommation. Aucun réseau local, aucun paramétrage Wi-Fi, aucune dépendance à l'informatique du site : le kit est autonome dès la pose. Ce que le dispositif ne fait pas — et c'est délibéré : il ne stocke pas d'eau chaude, ne crée pas de boucle de recirculation permanente, et ne modifie ni la température ni la pression de l'installation. Il n'introduit donc pas de zone d'eau tiède stagnante, point de vigilance sanitaire majeur sur ce type de dispositif. Maturité : le prototype est installé et fonctionnel. Une présérie de 10 kits est en fabrication pour équiper des sites pilotes fin 2026, avec instrumentation complète destinée à établir des données d'économies mesurées en conditions réelles. La technologie est brevetée depuis septembre 2025, avec rapport de recherche préliminaire favorable.

How is this solution different?

🏢 Le seul dispositif conçu pour le bâtiment tertiaire multi-points, pas pour une douche isolée. Les solutions comparables remplacent un équipement au point d'usage ; Sobri'O s'installe sur l'installation existante et se déploie sur l'ensemble des points de puisage d'un site — douches, lavabos, éviers, postes de lavage. 🔧 Aucun équipement à remplacer. Le kit réutilise les canalisations en place et n'impose ni changement de colonne de douche, ni de robinetterie, ni de production d'eau chaude. 📶 Supervision multi-sites native, en 4G autonome. Sobri'OT remonte volumes récupérés, énergie évitée et anomalies sans dépendre du réseau informatique de l'exploitant. C'est ce qui rend le déploiement possible sur un parc de dizaines ou centaines de sites — là où les solutions grand public s'arrêtent à une application domestique. 📊 Une donnée d'économie opposable, pas une estimation. La mesure horodatée permet de déclencher une subvention d'Agence de l'eau, justifier un investissement en comité, alimenter un reporting CSRD. Aucun acteur du segment ne fournit cette preuve. 🛡️ Pas de zone d'eau tiède stagnante ni de stockage permanent — le risque légionelle n'est ni créé ni déplacé, contrairement aux boucles ECS et aux dispositifs à réservoir. ♻️ Réaffectation possible vers des usages annexes (réservoir tampon pour chasse d'eau, arrosage, nettoyage) là où la réinjection directe n'est pas la meilleure option. 🔍 Détection de fuites intégrée — valeur d'usage indépendante de l'économie d'eau, souvent décisive pour un exploitant. 📜 Brevet déposé en septembre 2025, rapport de recherche préliminaire favorable, industrialisation sans matériau critique. L'innovation est née du terrain. Professionnel du bâtiment et plombier de métier, j'ai constaté ce gaspillage sur chaque chantier, chez chaque client, sans jamais disposer d'une solution à proposer autre qu'un mousseur. Sobri'O a été conçu à partir de cette contrainte : un dispositif qui s'installe sur l'existant, avec les gestes et les outils qu'un installateur maîtrise déjà, sans reprise de réseau. Cette connaissance du métier détermine aussi notre stratégie de déploiement, fondée sur le réseau des artisans et des grossistes sanitaires — un canal que nous connaissons de l'intérieur.